L'équipe Histoire

Team Total Direct Energie, nouveau nom, nouvelles couleurs, mêmes ambitions

Après plus de trois années sous les couleurs « Jaune et Noir » de Direct Energie, trois années de succès, l’équipe change de tunique en avril 2019, le sponsor titre devenant Total Direct Energie. Les « Jaune et Noir » ont totalisé 71 victoires en trois saisons et trois mois, un total impressionnant pour la formation vendéenne qui, année après année, cultive sa différence et sa capacité à faire éclore les talents. Après les sagas Voeckler, Coquard, Chavanel, c’est désormais une nouvelle ère qui s’ouvre autour des Terpstra, Calmejane, Hivert, Bonifazio…  une fois encore, Bernaudeau aligne une belle armada. Cette drôle d’équipe, en 2018, a encore su faire vibrer toute la France et transmettre des émotions inouïes aux amoureux du vélo. Et ça fait bientôt 20 ans que ça dure.

 

On n’a pas toujours eu le même maillot, mais on a la même passion

Née en 2000 sous l’impulsion de Jean-René Bernaudeau, dans la continuité de l’équipe amateurs Vendée U, l’équipe a connu plusieurs partenaires, qui ont donné leur nom au groupe et profité du formidable panache de ces coureurs pas tout à fait comme les autres.

Bonjour, Toupargel, La Boulangère, Bouygues Telecom, Europcar, Direct Energie, et aujourd’hui Total Direct Energie, autant de sponsors-titres qui ont prêté leurs couleurs à l’équipe depuis sa création. Les changements de maillot dus à ces modifications parmi les partenaires n’ont jamais changé l’état d’esprit insufflé par Jean-René Bernaudeau et son staff : se faire mal, se faire plaisir, et transmettre ces émotions au public. La formation vendéenne démontre, saison après saison, qu’on peut rester fidèle à certaines convictions et à certaines valeurs, sans renoncer à la recherche de performance. C’est sûrement pour cela que Thomas Voeckler n’a jamais quitté Bernaudeau, même quand celui-ci peinait à trouver un repreneur fin 2010. C’est sûrement pour cela que l’inoxydable Sylvain Chavanel a joué les prolongations en 2018, et atteint le record absolu de participations au Tour de France. C’est sûrement pour cela que le « gros coup » du mercato d’été 2018 (l’arrivée de Niki Terpstra) est à mettre à l’actif de Jean-René. C’est sûrement pour ça que les Français aiment tant cette équipe.

Quels souvenirs garder ?

François Simon, Didier Rous, Anthony Charteau, Pierrick Fédrigo, Pierre Rolland, Bryan Coquard, Thomas Voeckler, Sylvain Chavanel, et maintenant Niki Terpstra, Lilian Calmejane… voilà des noms qui ont fait – et font encore – l’histoire du cyclisme, et qui rappellent aux supporters des moments magiques. Titres de Champions de France, podiums olympiques, étapes du Tour de France, classiques ou courses à étapes prestigieuses, maillots à pois… : en 18 ans, l’équipe s’est forgée un palmarès remarquable et a marqué les esprits à chaque saison. Dans ces moments qui comptent dans la mémoire d’un sport, nos Vendéens étaient là. Les images se bousculent … du fameux « coup de Pontarlier » au Tour 2001, qui avait souri à François Simon, jusqu’aux crampes de Lilian Calmejane avant sa victoire aux Rousses le 8 juillet 2017, en passant par les deux plus belles épopées françaises sous le maillot jaune du Tour de France depuis l’an 2000, celles de Thomas Voeckler en 2004 et en 2011… Ces moments-là, on ne les échangerait jamais. Car ce sont ceux qui nous font aimer le vélo.

Histoire, vous avez dit histoire ?

Le palmarès détaillé de l’équipe, vous le trouverez sur une excellente encyclopédie en ligne que tout le monde connaît. Mais l’Histoire, avec un grand H, vous ne la trouverez nulle part, figée dans un article. Parce qu’elle s’écrit encore et toujours, jour après jour, course après course, coup de pédale après coup de pédale. Parce que dans le cyclisme, chaque étape, chaque épreuve vient enrichir cette histoire : quelle qu’en soit l’issue, l’énergie déployée par les coureurs inscrit une ligne de plus dans l’aventure. Quel que soit le résultat, nous les aimons car ils ont tout donné. Et si le résultat est une victoire, nous vibrons, et nous leur savons gré d’avoir écrit encore un morceau d’histoire. Pardon, un morceau de l’Histoire.