Publié le 03-06-2016

Romain Sicard, en pente ascendante

A un mois du Tour de France, Romain Sicard s’apprête à participer au Critérium du Dauphiné. Considéré comme l’un des leaders pour les Grands Tours, le grimpeur de Total Direct Energie envisage la course avec beaucoup de motivation.

Romain, ce Dauphiné est évidemment une course clef pour toi avant le Tour. Quels seront tes objectifs sur cette course et ceux de l’équipe ?

Le Dauphiné est évidemment un rendez-vous important. C’est une course de montagne qui intervient un mois avant le Tour. On s’approche de plus en plus de la grosse échéance de l’année. L’objectif est simple pour moi et pour l’équipe : remporter une étape.  Même si je sais que je ne suis pas prêt à 100%, j’espère être compétitif.

Envisages-tu le Dauphiné comme une préparation pour le Tour et La Vuelta ?

Avant de l’envisager comme une préparation, c’est une très belle course où on a envie de bien faire. Après c’est sûr que c’est une très bonne préparation pour les échéances à venir : c’est une course 8 jours avec en plus de la montagne. On n’en a pas trop eu jusque-là. C’est ce qui va nous permettre de franchir un nouveau palier.

Ta saison a commencé assez tard par rapport aux autres coureurs. Ce n’était pas trop frustrant ?

C’est sûr qu’on apprécie toujours de courir donc on ronge un peu son frein. Après, on s’était concerté avec le staff et c’est une décision commune que nous avons prise. Je pense que c’est un choix judicieux pour la suite. Avec Fabrice Jeandesboz avec qui nous avons le même programme, on arrive avec beaucoup plus de réserves. On va faire des courses comme Le Tour et La Vuelta qui demandent beaucoup de fraicheur.

Comment t’es-tu préparé physiquement pendant ces périodes sans course ?

On a eu une préparation un peu spécifique avec quelques stages. En début de saison on a été en Sicile. Au mois de mai j’ai refait un stage avant le Tour de Californie dans les Pyrénées. Ça m’a aussi permis de reconnaitre quelques étapes du Tour. Tout ça c’est bien sûr dans l’idée de faire de la montagne et de faire plus d’intensité vu que j’ai moins de jours de courses.

Tu es identifié comme l’un des leaders et tu auras notamment un rôle crucial sur la Vuelta. Comment tu te prépares à endosser ce rôle ?

J’essaye de me concentrer sur ma préparation. L’idée c’est quand même d’être le plus en forme possible. Après j’aurais certes un peu de liberté mais il faut que je prouve que je la mérite. Dans les prochaines courses j’espère pouvoir acquérir un peu de confiance dans ce sens-là.