Publié le 19-02-2016

Tour Du Haut-Var :  les confidences d’Antoine Duchesne

A la veille du départ du Tour du Haut-Var (20 et 21 février 2016), Antoine Duchesne nous a accordé un entretien exclusif. La blessure de Bryan Coquard, ses objectifs sur le Tour du Haut-Var, son rôle d’équipier, sa forme physique… Le Caribou du Team Total Direct Energie nous dit tout.

Antoine, tu as appris la blessure de Bryan, ça change pas mal de choses pour vous. Comment avez-vous réagi quand vous avez appris qu’il s’était fracturé l’omoplate ?  

C’est vraiment dommage, surtout avec Paris-Nice qui arrive bientôt mais ça fait partie du métier, on n’est jamais à l’abri que ça nous arrive. C’est vrai que c’est toujours énervant quand ça arrive pendant l’entrainement, sans prendre de risques.

J’espère que Bryan va se remettre vite. Je sais qu’il était motivé pour Kuurne-Bruxelles-Kuurne et Paris-Nice. C’est décevant mais même si l’équipe est basée autour de lui, je pense qu’on est capable d’avoir des fronts solides. On va devoir abattre d’autres cartes, mais notre équipe est quand même est capable d’aller se battre sur les courses.

« Après chaque jour de course je me sens plus fort. »

Tu fais un gros début de saison. Déjà sur Bessèges tu semblais prêt physiquement. C’était prévu ?

Oui, j’ai beaucoup couru mais je ne trouve pas que ma forme soit particulièrement au top (rires).  J’ai encore beaucoup à aller chercher. C’est aussi pour ça que je fais beaucoup de courses en ce moment. Je me sens un peu en retard sur ma préparation mais après chaque jour de course je me sens plus fort.

Je vais être prêt pour les courses en Belgique et ce week-end on devrait savoir les sélections pour Paris-Nice. J’espère beaucoup y être présent, mais tout le monde marche bien dans l’équipe, on est beaucoup de candidats potentiels.

Tu as déjà couru le Tour du Haut-Var l’an passé. Quelles sont les particularités cette course ?

C’est une course qui est ouverte à beaucoup de styles de coureurs, et un coureur qui est en forme est capable de se démarquer. On a une belle équipe pour cette course-là, on est en forme et on est des coureurs un peu passe-partout.

L’an dernier, la première étape avait fini en montée, je n’avais pas trop de conditions pour ça, mais le 2e jour on était arrivé à 20 pour la gagne. J’avais réussi à basculer dans le col des Tuilières. Je pense que c’est une course sur laquelle je peux performer.

Quels sont tes objectifs sur le Tour du Haut-Var ?

Je n’ai pas vraiment d’objectifs, je travaille pour des objectifs d’équipe. Le but c’est de gagner, que ça soit avec moi ou avec un autre du groupe. Mais la condition est bonne, je peux quand même faire une bonne prestation.

Plus globalement, dans l’équipe tu as prouvé ton rôle d’équipier, est-ce que tu as des objectifs personnels cette saison ?

C’est principalement des objectifs d’équipe que je vais avoir. Si je fais le Tour ou les JO cette année ça va être dans un rôle d’équipier. Toute l’année, mes objectifs à  atteindre sont ceux d’un équipier. Mais je ne vais pas mentir, j’aimerais beaucoup aller chercher ma première victoire pro. C’est toujours un peu l’objectif à chaque fois que j’embarque sur le vélo. Il faut quand même être réaliste, les coureurs comme moi qui réussissent à se démarquer sur une course, qui arrivent à prendre une échappée, ce sont des situations assez rares.

Sais-tu ce qui est prévu pour la suite de ta saison après le Tour du Haut Var ?

Le week-end du 27 février je serai sur le circuit « Het Niewsblad » et sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne, ensuite je vais enchaîner les classiques jusqu’à Paris-Roubaix. Pour Paris-Nice, on verra en fonction des sélections.